Chroniques P-M Bertrand

Pétition pour la fête ...

L'aile d'un moucheron...

Un peu de sémiologie (1)

Un peu de sémiologie (2)

Un peu de sémiologie (3)

Latéralité et conchyliologie

Sale temps pour les droitiers...

A la bonne heure !

Un monde à l'envers

Un gaucher oublié

Rions un peu...

Psychose et gaucherie

Beau, oui et... gaucher !

La bague au doigt

"C’est un gaucher", dit l’âne

Ils sont partout !

Bonne Année 2010

Une date anniversaire

Une main gauche à la une

Le "11 novembre" des gauchers

Une pub renversante...(1)

Une pub renversante...(2)

La plus belle, le plus fort…

Les Beatles encore une fois !

Dicton d'été

Bonne fête

Poignées de mains

Le soleil des droitiers

Deux gauchers chez les Beatles !

Les gauchers "malgré eux"

Gaucher du pied

Des nouvelles du front

Ma petite main droite

La journée sans main droite

À propos des gauchers ... (1)

À propos des gauchers ... (2)

À propos des gauchers ... (3)

Une blague gauchère

Deux gauchers légendaires

Bonne Année 2009

La main gauche et le gigot

Joyeux Noël 2008

Un livre pas banal

Du poids des mots (1)

Du poids des mots (2)

Drôle d’animal

Les gauchers à la Maison Blanche

Un nouveau “gaucher célèbre”

À propos du gaucher Verlaine



Deux fois par mois, lesgauchers.com donne carte blanche à Pierre-Michel Bertrand, auteur de "l’Histoire des gauchers" et du "Dictionnaire des gauchers" (Édition Imago). Ce spécialiste reconnu (dont les ouvrages sont traduits en de nombreuses langues) nous livre librement ses réflexions, ses découvertes, ses coups de cœur et, pourquoi pas, ses "coups de gueule".

POIGNÉES DE MAINS

    Ma chronique du 1er avril réclamait une Journée sans main droite. C’était un canular, bien sûr. Mais, à y bien réfléchir, l’idée n’est peut-être pas complètement farfelue. Voici pourquoi…

   Je ne sais pas vous, mais moi il m’arrive assez souvent de tendre la main gauche pour dire bonjour ou au revoir.

   Ce n’est pas de la provocation. Il se trouve seulement qu’étant gaucher j’ai tendance, lorsque je me promène dans la rue, à mettre mon sac, ma veste, mes clefs de voiture, mon parapluie, etc., dans la main droite. Ce faisant, ma main gauche conserve toute liberté d’action. Alors, forcément, si je croise un ami, c’est cette main-là que je lui tends plus volontiers.

   La réaction dudit ami, qu’il soit droitier ou gaucher, est invariable. Il marque un court instant d’hésitation, jette un coup d’œil furtif vers l’appendice que je lui présente et vient y coller, pardi… sa main droite !

Le problème, c’est qu’une main droite ne vient pas s’emboîter naturel­lement dans une main gauche.

 

Pour que les paumes se rencontrent, il faut, c’est inévitable, que l’une ou l’autre main pivote sur le poignet. Sans cela, il n’y a pas de « shake-hand » possible.

En général, c’est moi qui prends l’initiative de l’opération : la main gauche que je tends pour donner le salut est, si je puis dire, « prête à l’emploi », c’est-à-dire paume tournée vers l’extérieur.

Parfois, cependant, il m’arrive de n’en rien faire. Je tends la main gauche, point. à l’autre de se débrouiller !

Et là, ça ne rate jamais ! L’autre en question se contente, un peu embarrassé, de saisir le bout de mes doigts. Il n’a l’idée ni de tourner sa main droite pour assurer la poignée de main, ni de me tendre sa senestre.

C’est un peu fort ! Et pourquoi ne pourrait-on pas changer parfois de main pour se dire bonjour, hein ?!

Pourquoi faudrait-il que ce soit toujours aux gauchers de s’adapter ?

J’en appelle donc à tous les anticonformistes (peu importe leur préférence manuelle) : tendez la main gauche pour saluer les gens ! Mettez un peu de subversion dans ce monde si conservateur et discipliné…

   Gauchèrement vôtre,

                
             P.M. Bertrand

1er août 2009

Vos réactions sont les bienvenues

Envoyer un message



Conseiller cet article ...












Plus d'infos...


Météo