L'amour porté à nos enfants ne doit pas passer par la réalisation à retardement de nos espoirs déçus, ni par le rachat de nos échecs à travers leur réussite.
Les milieux sportifs, formateurs ou enseignants, connaissent bien ces parents nourrissant pour leurs enfants une ambition qui obscurcit leur jugement. Ces parents élitistes ne sont pas les meilleurs conseillers. La barre qu’ils proposent est trop haute, ou inadéquate aux aspirations intimes de l'enfant. C'est un bon moyen de faire des malheureux et des névrosés.
Mais où est la limite entre cet excès et un laisser-aller qui n'inciterait pas à bien faire ? L'idéal serait d'adapter notre attitude éducative, formatrice et incitative, aux possibilités et aux inclinations naturelles de nos enfants.
La première chose à considérer pour un jeune élément est son orientation... Bien entendu le principe de son choix personnel doit être respecté, mais il est démontré que l’on est plus heureux dans les activités où l’on réussit que dans celles où on échoue trop souvent, même si au départ elles nous séduisaient.
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Conclusion
Un élitisme systématisé s’appuie trop souvent sur des erreurs pédagogiques permettant de forcer les jeunes bien au-delà de leurs possibilités. Chaque fois que l’on veut brûler les étapes, on met l’enfant en situation de difficulté et parfois d’échec.
Il faut laisser faire l’enfant à son rythme et selon son mode de fonctionnement. Pédagogie et outillage doivent se régler sur la maturité cérébrale de l’enfant et sur son mode d’être et de fonctionnement personnel.
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L’élitisme est une bonne chose tirant vers le haut, motivant dans le bon sens.
C’est aussi une attitude pernicieuse où s’abîment bien des espérances déçues.
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Article inspiré par un chapitre du livre "Gauchères, Gauchers et Parents ce que vous devez savoir" écrit par le Dr Michel Galobardès.
Mai 2006