Chroniques P-M Bertrand

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La bague au doigt

"C’est un gaucher", dit l’âne

Ils sont partout !



Régulièrement, lesgauchers.com donne carte blanche à Pierre-Michel Bertrand, auteur de "l’Histoire des gauchers", du "Dictionnaire des gauchers" et de "Je suis gaucher". Ce spécialiste reconnu (dont les ouvrages sont traduits en de nombreuses langues) nous livre librement ses réflexions, ses découvertes, ses coups de cœur et, pourquoi pas, ses "coups de gueule".

AVIS DE RECHERCHE

  Je lance un appel à tous les internautes de bonne volonté…

  Mlle Véra Kovarsky était une orthophoniste et psychologue française, active entre la fin des années 1920 et le milieu des années 1950.

  Elle fut la figure de proue de la défense des gauchers à cette époque.

  Pour elle, la gaucherie était « une disposition congénitale naturelle et irréversible ». Le gaucher, martelait-elle, « est et restera gaucher toute sa vie » ; mais les « sévices physiques et moraux » qu’on lui inflige alors « épuisent ses forces » et ralentissent ses progrès. Le gaucher finit par devenir ce que, justement, on lui reproche d’être : quelqu’un de maladroit, de lent, d’inadapté à la vie collective.

            CONCLUSIONS. Il semble urgent : 1° - D’éclairer l’opinion publique et en particulier
           les parents et les éducateurs, cultivés ou non, au sujet de la  gaucherie  en  faisant
           ressortir qu’elle […] doit être respectée. 2° - De saisir les autorités compétentes pour
           que des instructions  soient  données  dans tous  les  établissements  destinés  aux
           enfants  : crèches,  écoles  maternelles,  primaires,  primaires  supérieures,  lycées,
           hôpitaux, préventoriums,colonies de vacances,afin que l’on laisse un enfant gaucher
          
se servir librement de la main gauche. [1]

  Malgré les multiples bâtons qu’on lui mettra dans les roues, Véra Kovarsky s’entêtera dans son combat, multipliant les conférences, les publications et les causeries radiophoniques (?). En 1949, l’Académie des Sciences couronnera ses travaux par le prix Fanny Emden [2].
  Elle publiera encore quelques années (notamment un « Plaidoyer en faveur des gauchers » dans le Toulouse médicale de juin 1953), puis disparaîtra de la circulation.

  Qu’est-elle alors devenue ? Quand est-elle morte ? Quand était-elle née ? Où ? À quoi ressemblait-elle ? La vie de cette « Demoiselle » (c’est ainsi qu’elle est toujours présentée) est un vrai mystère.

  Je lance donc cet APPEL AUX GAUCHERS ET A TOUS LEURS AMIS afin de rassembler le maximum de documents permettant de reconstituer la vie et le parcours professionnel de Véra Kovarsky (archives, photos, textes, témoignages, notes, etc.) ; ceci dans le but de lui consacrer une notice digne de ses mérites dans l’Encyclopédie des gauchers en cours de préparation.
   
  Pour éviter qu’on n’aille se lancer inutilement sur des pistes déjà exploitées, voici un petit topo bio-bibliographique :
   -  Mlle Kovarsky était sinon d’origine russe, en tout cas russophone.
   -  Elle a dû naître aux alentours de 1900.
   -  Elle était docteur en Lettres de l’Université de Montpellier.
   -  Elle habitait au 2, rue de la Pelleterie à Montpellier.
   -  J’ai répertorié, et consulté pour la plupart, une vingtaine de publications de Kovarsky sur la question des gauchers entre 1937 et 1955. Dans « Titres des principales publications de Mlle Véra Kovarsky », fascicule tiré à compte d’auteur, datable vers 1954/55 et déposé à la Bibliothèque nationale de France sous la cote 8° Q pièce 4607, l’auteur prétend avoir commencé ses recherches sur la question en 1928. Il s’agit vraisemblablement d’un compte rendu, non signé, paru dans la revue La Nouvelle éducation de mai 1928, dont elle était alors collaboratrice.
   
  Bravo et merci d’avance à ceux qui découvriront d’autres pièces du puzzle !

[1] Ier congrès international de psychiatrie infantile, Paris, 24 juillet-1er août 1937, Lille, 1937, p. 109.

[2] Comptes rendus hebdomadaire des séances de l’Académie des Sciences, t. 229, 1949, p. 1386.

         Gauchèrement vôtre,

                              pmb


1er Décembre 2010


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